A la poursuite de mon rêve si Dieu veut j'irai au bout, parce que je veux rentrer dedans et pas tourner autour. Déjà perdu trop de temps, si tu savais tout ce que je regrette, ma vie, je ne sais même plus si je dois l'envisager sous forme de route ou de quête. Le diable se fait tentant, cet enfoiré n'a pas fini de me tester, le plus dur n'est pas de trouver le droit chemin c'est d'y rester. Parfois je suis dépassé, je crois que je vais céder. Des fois je me dis "tant que j'y serais pas passé, je ressayerai", et souvent je me remonte le moral en me disant tout bas : "Ça ira mieux demain et puis tant que la famille va, tout va". J'remonte le terrain, parti de derrière, je vais de l'avant parce que j'ai pas le pouvoir de revenir en arrière. Tu veux toucher le sommet ? Moi aussi. Le plus dur n'est pas de faire des choix c'est de les assumés. Car t'apprends que ceux qui arrivent au bout sont souvent ceux qui en veulent le plus, que ceux qu'on écoute sont pas toujours ceux qui gueulent le plus. T'apprends à te faire baiser, t'apprends à baiser à ton tour. Qu'avec ou sans toi la vie s'arrête pas car elle suit quand même son cours. Y'aurait trop choses à dire, et t'as pas fini de m'entendre. T'es pas au bout de tes peines, c'est malheureux, mais comment connaître l'amour si t'as pas baisé avec la haine.
Donne le meilleur quelque soit ton but ou ton métier, juge pas les gens, tu sais pas par quoi il sont passés. Et malgré, les obstacles je serai sincère et entier. Tout c'qui est sur, c'est que rien n'est sur, rien n'est jamais perdu, y'a toujours un espoir, même mince, tant que la vie perdure. Le peu qu'je sais, dis toi que j'le tire d'aucun livre. J'en apprends un peu plus sur nous, chaque jour à force de vivre car le vécu est la meilleure école qui soit... Moi c'est sur les bancs des rues qu'j'aurais pris mes cours du soir... C'était écrit, c'était le destin... Destiné à l'or mais c'est dans la merde que j'ai mis mes mains. J'ai bien l'intention de prendre du bon temps avant que ma vie se termine, et comment se plaindre, vu que face à d'autre nos malheurs sont minimes. Y'a que mon sang, ma chair, mon coeur dans chacune de ces rimes.